Une critique d’article
Les stratégies de lecture
le 30 avril 2016
Par : Fatima-Zahra Bensalam
Le titre de l’article choisi est Les stratégies de lecture par Jocelyne Giasson. J’ai consulté le site Pedagonet pour trouver un article qui traite les approches et stratégies efficaces en matière de littératie. A l’école, je fais partie d’un club qui s’appelle « Reading for Success » qui a comme but d’améliorer la lecture des enfants en immersion française. Je cherche toujours de nouvelles approches en ce qui concerne la lecture en français. Je crois qu’en examinant les approches des compétences en lecture peuvent nous aider, en tant qu’enseignants, préparer des activités riches et pertinentes qui vont permettre aux élèves d’approfondir leurs habilités en littératie.
En lisant l’article, je constate qu’un des problèmes notables, que ce soit en français ou en anglais, est de motiver les garçons à lire et développer leurs habilités en littératie. L’article note que l’enseignement de la lecture vise le développement de deux compétences chez les élèves ; la compétence de lecture et celle de la compréhension des documents écrits. D’après ce que j’ai retenu des documents, la compétence globale de lecture peut être envisagée en trois blocs. Tout d’abord, il y a la compétence de base, lorsqu’un élève saisit l’information explicite en comprenant de quoi ou de qui on parle et en tirant des informations précises d’un texte écrit. Puis, il y a la compétence approfondie, lorsqu’un élève peut reconstituer l’organisation de l’information explicite en retrouvant les enchainements de l’écrit (p.ex. la cause, la chronologie, etc.). Dernièrement, il y a la compétence remarquable, lorsqu’un élève peut découvrir le sens implicite d’un texte. C’est donc cette compétence qu’on espère chaque élève atteint !
L’auteure décrit le concept de stratégie de lecture comme une métaphore de l’équipe de football. Elle explique que « toute bonne équipe de football possède un répertoire de plans de jeu. L’équipe efficace sait choisir le plan qui convient le mieux au jeu ; elle prend en compte l’objectif de la partie, le calibre des adversaires ainsi que ses propres forces et faiblesses. Tout au long de la partie, l’équipe continue d’évaluer jusqu'à quel point ses stratégies sont efficaces et elle en choisit de nouvelles au besoin. » (Giasson) Les élèves ont également besoin d’avoir un recueil de stratégies et être flexible pour faire face à des situations de lectures variées.
Ce que je maintiendrai dans mon enseignement pour faciliter l’apprentissage de la lecture chez les élèves est de modeler la lecture aux élèves, aider les élèves à découvrir et savoir pourquoi et quand utiliser les stratégies, lorsque les élèves lisent le texte a haute voix, ne corriger pas les erreurs tout de suite, donner l’occasion aux élèves de faire l’autocorrection, et donner aux élèves de bonnes rétroactions pour qu’ils sachent s’ils sont sur la bonne voie. Giasson indique que « la tâche de l’enseignant n’est pas tant de rechercher l’ensemble parfait de stratégies à enseigner, mais plutôt de développer un comportement stratégique chez les élèves, un comportement de recherche continuelle de sens et d’autoévaluation » (Giasson). Donc, si je pense pratiquement, il ne faut pas oublier que la lecture est aussi un processus de sorte que nous devions l’enseigner à des élèves. De cette façon, les élèves travailleront leur compétence d’inférence, l’usage d’images, l'assimilation des mots proches à la langue cible et la lecture de l'ensemble du texte pour comprendre le message global. Par exemple, je trouve l’utilisation de la traduction n’est qu’un outil dans la poursuite de la compréhension d’un texte. Cependant, elle limite l’élève dans son processus de réflexion et de développer des stratégies de lecture. En outre, un exemple de découvrir le sens du mot au lieu de faire une traduction dans ma salle de classe est la suivante :
L’enseignant(e) peut dire aux élèves : « Je ne connais pas le sens de ce mot, mais je pense qu’il signifie ________, mais je ne suis pas sûr(e). Peux-tu m’aider à découvrir le sens en lisant le reste du texte ?
Toutefois, je tiens à préciser que la traduction a quand même sa place dans ma salle de classe. L’usage de la traduction dépend selon le type de lecture. Par exemple, la lecture courte concerne les élèves qui lisent l’ensemble du texte, sans faire attention aux détails. Ils peuvent sauter des passages, revenir au début, etc. L’essentiel est la familiarisation d’un élève avec un texte long et pour éveiller la curiosité et lui apprendre à organiser son attention. Alors que la lecture analytique est une méthode de lecture utilisée pour observer le texte en détail (grammaire, signification de mots, etc.), dans le cas de recherches spécifiques, comme on a fait dans ma classe avec l’unité sur des robots. Dans ce cas-là, la traduction des mots peut être utile.
En conclusion, je trouve l’idée principale de l’immersion est de créer autant que possible les conditions naturelles pour l’acquisition d’une langue seconde. Les écoles d’immersion française au Canada représentent un exemple très populaire des classes d’immersion où le français est associé non seulement avec les différentes matières enseignées, mais aussi avec les connaissances culturelles liées à la francophonie (ex. les contes de fées, les poèmes, les comptines, etc.). De cette façon, l’élève a tant de ressources pour lire d’un répertoire diversifié. En fin de compte, l’important est d’aider les élèves à développer des stratégies efficaces et utiles pour profiter de et poursuivre la lecture en français en dehors de la classe !
Reference :
Giasson, J. (2000). Les stratégies de lecture : Pedagonet.
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